top of page

ALCHIMIE DES COULEURS

Dans le rouge des roses, palpite la source de la vie.

 

Dans le bleu du ciel, mon esprit s’apaise. 

 

Le vert du vivant exhale le souffle de toute existence. 

 

Dans le jaune de l’or, scintille la clarté de la pensée. 

 

Dans le rouge du feu, s’enracine la force de la volonté. 

 

Et dans l’obscurité, je rencontre l’être divin.

ESTHÉTIQUE ET PERCEPTION DES COULEURS

Depuis toujours, la couleur accompagne la peinture comme une force sensible. Elle agit sur notre perception, transforme l’espace et fait naître des sensations qui dépassent parfois les mots.

Dans mon travail, la couleur n’est jamais seulement un élément de composition. Elle devient lumière, profondeur, vibration. Elle ouvre un espace intérieur où le regard peut se déplacer librement.

Goethe fut l’un des premiers à considérer la couleur comme une expérience de perception autant que comme un phénomène physique. Sa réflexion sur les relations entre lumière, couleur et regard a profondément marqué l’histoire de la pensée occidentale.

Vassily Kandinsky, à son tour, explore la dimension intérieure de la couleur et sa capacité à provoquer des résonances sensibles. La couleur cesse alors d’être simplement descriptive : elle devient un langage.

C’est dans cette dimension que je situe ma propre recherche.

LA LUMIÈRE ET LA COULEUR

La lumière contient toutes les couleurs.

Lorsqu’elle traverse la matière, elle se révèle dans une infinité de nuances. Les couleurs chaudes peuvent sembler se rapprocher, les couleurs froides ouvrir l’espace ; certaines attirent le regard, d’autres créent une sensation d’apaisement.

Mais au-delà de ces associations, ce qui m’intéresse est le dialogue entre les couleurs.

Une couleur n’existe jamais seule. Elle se transforme au contact d’une autre, s’intensifie, disparaît ou réapparaît. C’est dans ces relations que naît la profondeur de la peinture.

LA COULEUR COMME ESPACE

Dans mes peintures, notamment dans la série LUMEN, la couleur se libère progressivement de la forme.

Elle ne représente plus nécessairement un paysage, un objet ou une figure. Elle devient un espace à parcourir.

Le pigment, la lumière et la matière construisent alors un monde où les frontières deviennent plus incertaines. Le regard entre dans la peinture et découvre peu à peu ses propres sensations.

Peindre, c’est peut-être laisser la couleur révéler ce que l’œil ne voit pas immédiatement.

images.jpg
bottom of page